Christiane Singer – citations

Christiane Singer est une femme écrivant une prose poétique qui s’adresse à notre Essentiel.  Chacun de ses livres lie l’ordinaire à cette part plus grande que soi en chacun de nous, d’une manière qui invite à revisiter la façon dont nous vivons les moments charnières de nos vies, les petits riens qui forment notre quotidien, le bonheur d’une naissance, la souffrance d’une maladie. Elle nous inspire à une véritable relation avec nous-mêmes, avec les autres et tout ce qui nous entoure.

Extrait Les Insoumis

  • … je vois les générations comme une course de relais . On se passe les uns aux autres ce flambeau de la vie. Dans ces années passées, il y a eu de graves démissions. C’est tellement poignant de voir des jeunes gens à qui personne n’a dit que la vie qui est en eux peut faire la différence sur cette terre.
  • Ce ne sont pas des contenus qu’il faut transmettre. Les Dieux se rient de nos théories. C’est une manière intense d’être. Ce qui manque le plus à notre vie d’aujourd’hui, c’est cette intensité surgie de l’intérieur. C’est dans la rencontre de personnes vivantes qu’on en donne le goût. Chacun est dans une telle richesse! Mais il faut que cette richesse soit réveillée. La transmission, c’est cette attention portée à un autre qui fait qu’en lui surgit le meilleur de lui-même.
  • Dans cette sinistrose générale à laquelle on assiste très souvent, il y a la nostalgie profonde d’une vie qui serait la vraie vie. Et cette vraie vie ne serait-elle pas l’immédiateté avec les êtres et avec les choses, plutôt que le détournement par le commentaire d’un autre?
  • La vie est tellement généreuse. On ne peut pas passer à côté de l’essentiel.
    Nous sommes dans une société qui nous distrait en permanence de l’essentiel et de nous-même. Nous sommes « hors » de nous. Alors que cette richesse qui nous habite a besoin d’être reflétée dehors pour que nous reprenions contact avec elle.
  • A la question « Pourquoi court-on tellement? »
    Parce que nous ne sommes pas mis en relation avec cette profondeur par le type d’éducation qui est le nôtre.
  • Une des souffrances les pires dans notre société, c’est la revendication et le larmoiement permanent. Rien ne nous est dû. Tout est cadeau.
    L’organe de la gratitude a été mutilé dans notre modernité. Il faut le refaire surgir. Sinon nous sommes en permanence des affamés.

Et sa conclusion:

  • Ne soyez pas perdu dans la souffrance au premier degré mais dans l’attention de ce qui va se révéler derrière.
  • S’aimer soi-même. C’est le plus difficile. Tant que nous ne somme pas en amour avec nous-même, nous sommes une fréquentation dangereuse pour les autres car nous cherchons sans cesse compensation dans la relation.
  • Inclinons-nous devant le mystère que nous abritons chacun.

Et enfin, sa dernière phrase: une citation d’un passage de l’ancien testament:

  • Je te remercie de cette merveille que je suis et que tu as crée.

(Retranscrit par Isabelle Deschard sur Fragments de Bien-Être)

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